mercredi 24 février 2016

Le dispositif Pinel : Pourquoi un tel succès ?

1/ Pourquoi est-il avantageux d’acheter un bien immobilier dans le cadre de la loi Pinel ? 

Il y a un double avantage : la réduction d'impôt, et l'achat d'un logement NEUF :

- Acheter un bien immobilier dans le cadre du dispositif Pinel permet au particulier de bénéficier de l'effet de levier de l'immobilier (emprunter à taux bas pour investir dans du rendement locatif) en bénéficiant d'une sérieuse aide de l’État, à savoir une réduction d'impôt qui peut atteindre 21% du montant de l'investissement (réduction accordée jusqu'à 300 000 € d'investissement), en respectant des plafonds de loyers et de ressources des locataires.

- Comme ce type d'investissement est réservé au neuf (ou considéré comme neuf), l'investissement immobilier bénéficie des meilleures normes techniques, acoustiques et énergétiques, ainsi que des garanties et assurances légales pendant 10 ans. Il n'y a donc aucun travaux ou entretien à prévoir pendant au moins 10 ans.

 2/ Quelles sont les différences avec la loi Duflot ?

 Les différences avec la loi Duflot sont au nombre de 2 :
- La possibilité de louer a ses ascendants ou descendant (à partir du moment où ils ne font plus partie du foyer fiscal de l'investisseur).

- La durée obligatoire de location était de 9 ans pour la loi Duflot et la réduction d'impôt était de 18% au total. La durée obligatoire a été assouplie à 6, 9 ou 12 ans, avec une réduction d'impôt respectivement de 12%, 18% ou 21% du montant investi pour le dispositif Pinel.

Au niveau fiscal, les 2 lois sont donc très similaires.

 3/ La réduction d’impôt octroyée permet-elle vraiment de faire d’importantes économies et de se construire un patrimoine ?

 La réduction d'impôt peut atteindre 63000 € au maximum étalée sur 12 ans. Le fait de bénéficier de cette réduction d'impôt importante et de percevoir des revenus locatifs, permet à l'investisseur de ne payer que 40 à 50% du coût total de l'opération, à partir du moment où le montage est optimisé. Pour un particulier, il n'y a pas d’équivalent à l'immobilier pour construire un patrimoine.

 4/ Est-il préférable de louer le logement acheté sur 6, 9 ou 12 ans ?

 Cela dépend des objectif patrimoniaux de l'investisseur, mais d'un point de vue performance fiscale de l'investissement, la durée de 9 ans est largement préférable.

 5/ Y a t'il des inconvénients à cette loi ?

 L'inconvénient majeur de cette loi est le "retour fiscal" : A partir de la 9ème année, la réduction d'impôt diminue, et l'investisseur se voit généralement imposé sur ses revenus locatifs, ce qui baisse la portée de la réduction d'impôt. Nous conseillons donc à nos clients de vendre le bien à partir de cette date.
D'autre part, il a été publié ces derniers mois, des "agréments Pinel" sur des communes où, manifestement, il n'y a pas de marché locatif. Les zones Abis, A, B1, B2 et C avaient été crée suites aux abus constatés par la loi Robien sur des petites communes. Las, quelques années après, les élus politiques de ces mêmes communes ont demandé un agrément à la préfecture pour bénéficier du dispositif Pinel, et certaines petites villes de la zone B2, bannies du Pinel, viennent d'y être réintégrées.

6/ Que conseillerez-vous aux particuliers qui veulent investir ?

En premier lieu, de bien identifier pourquoi ils veulent investir :

  • Préparer une retraite complémentaire ? 
  • Loger leurs enfants étudiants ? 
  • Constituer un capital pour une date donnée ? 
  • Placer un somme d'argent (héritage, épargne, revente d'un bien) ? 
  • Éviter de payer des impôts à fonds perdus, 
  • etc... 


 Parce qu'à chaque objectif correspond une réponse adaptée : un type de dispositif fiscal, un montage financier et/ou juridique adapté, une stratégie patrimoniale étudiée sur le long terme.

En deuxième lieu, ne pas être obnubilé par le prix ou la remise exceptionnelle : vérifier la qualité du promoteur, la qualité et l'emplacement du support immobilier, les compétences juridiques et fiscales du conseiller, et bien prendre en compte le fait qu'un investissement immobilier se réfléchit sur la durée, et que le conseil se doit d'être présent sur cette durée (ne serait ce que pour les formalités administratives et fiscales).


vendredi 10 octobre 2014

Situation de l'immobilier neuf en France

Interview de Hugues Bachellerie
Responsable Communication chez Immobilier Neuf

Pouvez-vous nous en dire plus sur la situation de l'immobilier neuf en France?

Depuis début 2012, les professionnels sentent le marché immobilier du neuf fébrile et atteint d’une morosité ambiante qui va en s’aggravant de mois en mois.
En effet, le pouvoir d’achat des accédants à la propriété et des investisseurs marque le pas alors que les prix de l’immobilier neuf ont plutôt tendance à progresser ou au mieux à stagner, du fait des contraintes législatives (garanties et assurances, normes handicapés, normes environnementales…) et administratives (norme de stationnement, limitation des étages, recours judiciaires), de la hausse du coût des matériaux et de l’augmentation des prix des fonciers (terrains).
De ce fait, pour écouler les stocks de logements, les promoteurs nationaux lancent actuellement des campagnes commerciales chocs et agressives. Les promoteurs locaux n’hésitent pas non plus à offrir les frais de notaire ou une cuisine équipée.

Programmes PINEL
Retrouvez les offres Immobilières PINEL sur www.immobilier-neuf.com


Quels effets auront les récentes annonces du gouvernement sur le marché de l’immobilier ?

En ce qui concerne l’investissement locatif, le dispositif Pinel va remplacer le dispositif Duflot qui a eu du mal à s’imposer, même si celui-ci était un petit peu plus favorable que la dernière mouture du Scellier 2012, mais quand même insuffisant pour donner un nouvel essor à l’investissement locatif.
Aujourd’hui le dispositif Pinel se veut plus souple que le Duflot car il pourra être au choix plus court ou plus long de trois ans.
De plus, les investisseurs pourront louer à leurs ascendants ou descendants (chose qui n’était plus possible avec le Duflot) ce qui donnera aux investisseurs une motivation supplémentaire pour acheter dans le neuf.
Pour finir, la refonte du zonage géographique va permettre à certaines communes, où le marché locatif est tendu, de dépasser les plafonds de loyer et donc d’augmenter la rentabilité locative des investissements.

A vos yeux, quelles sont les pistes à encore développer pour débloquer le marché?

Aujourd’hui le marché est dans un tel état d’attente qu’il faudrait un choc fiscal, pendant une durée limitée. Choc nécessaire pour amorcer la reprise du marché, comme le dispositif Scellier version 1 de 2009 qui permettait jusqu’à 35% de réduction d’impôt, et qui a spectaculairement relancé l’investissement immobilier neuf alors que le Robien était à bout de souffle, et que la crise de 2008 impactait la France.
Une autre mesure serait l’assouplissement des critères de prêt des banques pour les investisseurs qui auraient tendance ces temps ci à faire preuve de frilosité extrême.
Êtes-vous confiant ?

Si toutes les annonces gouvernementales et administratives vont dans le même sens, les professionnels verront cela d’un bon œil.

Le problème viendra de l’inertie du marché immobilier car  le delta entre le moment ou un projet et conçu et sa livraison il se passe au mieux 2 à 3 ans. Il faudra donc être patient pour voir les effets du plan de relance sur l’emploi.

lundi 31 mars 2014

Toulouse résiste et prouve qu’elle existe !

La ville rose résiste face à la crise est garde des prix immobiliers accessibles pour ses habitants.
Avec plus de 1000 opérations immobilières  en cours Toulouse possède une dynamique immobilière intéressante pour les futurs acquéreurs.

En effet, selon Le Crédit Foncier, 80% des habitants de la région toulousaine ont la capacité d’acheter un bien immobilier en adéquation avec leurs revenus et leurs besoins.
Toulouse obtient la médaille d’argent au top trois des villes de province affichant la plus forte hausse de pouvoir d’achat immobilier entre 2007 et 2013.

Retrouvez tous les programmes immobiliers neufs de la région toulousaine sur notre site : L'Immobilier Neuf à Toulouse
Nous vous accompagnerons en toute impartialité dans le choix de votre logement en idéal grâce à une sélection multi-promoteurs d’appartements neufs.

mercredi 25 septembre 2013

L'intérêt des biens immobiliers neufs


Selon une étude menée auprès d'un grand panel de personnes, plus de 60% des jeunes de - de 35 ans préfèrent habiter dans un bien immobilier neuf. Cela baisse à 50% environ pour les seniors de + de 65 ans.

La construction de logements neufs à progressé sur un an d'un peu plus de 2%, ce qui est de bonne augure pour satisfaire cet engouement des jeunes cherchant à investir dans un bien immobilier neuf. Même si ...

lundi 26 août 2013

Comment choisir un bon gestionnaire EHPAD ?

Lorsque vous décidez d’investir en résidence EHPAD pour l’avantage fiscal que ce
placement procure, il faudra analyser divers points fondamentaux et notamment le choix du gestionnaire qui exploitera la résidence.

Choisir son gestionnaire est un point clé dans ce investissement car c’est le gestionnaire qui établit le bail commercial qui vous lie à lui, et qui donc vous offre des conditions plus ou moins attractives.

Tout d’abord nous pouvons noter qu’il y a dans ce secteur 2 catégories de gestionnaires, les gros gestionnaires qui possèdent entre 10 et 300 résidences, et les plus petits gestionnaires qui possèdent une ou deux résidences. Il parait assez évident qu’il sera plus judicieux de choisir un gestionnaire de grande taille car c’est lui qui offrira les meilleures garanties financières de part son chiffre d’affaire et sa trésorerie. De plus un gros gestionnaire aura une meilleure maîtrise du secteur avec un savoir-faire plus abouti.

En ce qui concerne les plus petits gestionnaires, étant donné que le risque repose sur une ou deux résidences, et que le placement est moins sécurisant pour l’investisseur, ils seront dans l’obligation d’être plus attractif en offrant une meilleure rentabilité et des conditions plus intéressantes.

Le point crucial que ce soit avec un gros ou un petit gestionnaire, est le bail commercial. C’est ce dernier qui détermine clairement la qualité de votre investissement. Il faudra étudier le bail commercial avec attention afin de bien comprendre le mécanisme.
Les éléments clés du bail commercial sont :

La rentabilité annuelle ?
La revalorisation locative, de combien est-elle ? est-ce un indice et si oui comment cet indice est calculé ?
Les articles 605 et 606 sont-ils à la charge de l’investisseur ou de l’exploitant ?
Le montant du renouvellement du mobilier au bout de 9 ans ?
Le bail peut-il être renouvelé par tacite reconduction ?
Il faudra donc choisir un gestionnaire sur la base des différents points évoqués ci-dessous, se sont ces éléments qui détermine la qualité du bail et donc par conséquent la qualité du gestionnaire.

De manière générale, nous vous conseillons plutôt de choisir un gestionnaire de grande taille pour la sécurisation de votre placement, même si pour cela il faudra rogner sur la rentabilité annuelle.

Article rédigé par Thomas de ehpad.fr

mercredi 30 janvier 2013

L’Etat est-il schizophrène sur l’immobilier neuf ?


Quelque soient les gouvernements qui se succèdent, il semble que l’État français soit schizophrène.

En effet, les différentes équipes aux affaires ont à peu près le même comportement contradictoire pour mener leurs objectifs économiques, en particulier en ce qui concerne l'immobilier, et le neuf plus précisément (l'immobilier et la construction représente 8,6% de l'emploi en France, et des dizaines de milliards d'euros de taxes et recettes fiscales).




Si on se réfère aux périodes récentes, le gouvernement Fillon, après avoir dépoussiéré la loi Robien, a créé la loi Scellier pour soutenir la construction qui amorçait un plongeon vertigineux fin 2008.
Résultat : de 2009 à 2011, le marché de l'immobilier neuf  a manifesté une santé insolente pendant que la crise frappait aux portes de l'Europe.
Puis ce même gouvernement a raboté progressivement les niches fiscales, pour finir par retirer à la loi Scellier tous ses attraits et l'accompagner de mesures pénalisantes pour le marché de l'immobilier (imposition des plus-values sur 30 ans, hausse de la TVA sur les travaux, coups de canifs sur le PTZ+, plafonnements successifs des réductions d’impôts,  etc...). 
Un pas en avant, puis un pas en arrière.

En 2012, le gouvernement Hérault est arrivé, et devant les sombres perspectives de la construction qui se retrouvait sans soutien (fin de la Scellier, incertitude fiscale, attentisme dû aux élections etc..), Mme Duflot n'a eu d'autre choix que de présenter sa loi de défiscalisation, la loi Duflot, qui accentue les orientations "immobilières" de la loi Scellier  (recentrage sur les zones tendues, plafonds de loyers plus adaptés au marché), mais en gardant le principe de base de la réduction d'impôt.
Mais dans le même temps, des signaux négatifs brouillent le message envoyés aux investisseurs immobiliers : hausse de la CSG CRDS (revenus fonciers en particulier), plafond des niches fiscales abaissé à 10 000 €, surtaxe sur les plus values immobilières, ISF alourdi, taxe sur les logements vacants renforcée, accessibilité réduite au PTZ+ ...).
Un pas en avant et un pas en arrière.... mais là, en même temps !

Il faudrait que nos politiques comprennent que les acteurs économiques modifient leurs comportements en fonction de leurs intérêts ! Relancer le secteur de la construction en donnant des avantages fiscaux d'une main, que l'on reprend de l'autre, n'attirera ni les professionnels ni les particuliers à s'investir dans l'immobilier.
Quand on connait le poids économique du secteur de l'immobilier et du neuf en particulier, il est vital de ne pas brouiller le message.

Et à trop vouloir tondre le mouton, il ne produira plus de laine !


mercredi 19 décembre 2012

La loi Duflot adoptée


La loi Duflot

Mardi 18 décembre 2012, le projet de loi sur le logement social porté par Mme Duflot a été définitivement adoptée par le Parlement.
Attention : ne pas confondre avec la loi Duflot "défiscalisation" pour les particuliers, en cours de vote au Sénat, destinée à succéder à la loi Scellier.

Ci après les axes majeurs de la loi :
- Mise en place d'une décote pouvant aller jusqu'à 100% du prix des terrains publics, à partir du moment où ils sont affectés à la construction de logements sociaux locatifs ;
- Les baux emphytéotiques (le bail emphytéotique est un bail immobilier de très longue durée) peuvent servir à la mobilisation du foncier public;
- Un bien vendu par l'Etat et ayant fait l'objet d'une décote ne peut être revendu qu'après un délai de 10 ans;
- Les villes de plus de 1 500 habitants en Ile-de-France et 3 500 en province porteront à 25% la part de logements sociaux sur leur commune, contre 20% aujourd'hui.
- Les villes qui ont un constat de carence  de logements sociaux verront la part de logements sociaux minimale passer à 30%  pour toutes les nouvelles constructions de plus de 12 appartements ou de plus de 800 mètres carrés;
- Pour les communes qui feront de la mauvaise volonté,  les préfets appliqueront des pénalités multipliées par 5. 
- La constatation de vacance d'un logement est fixée à 12 mois (au lieu de 18 actuellement). Dépassé ce seuil, le logement sera réquisitionné ou taxé;
- Avant qu'une telle procédure de réquisition ne soit lancée, tout propriétaire bénéficiera d'un délai de 2 ans pour exécuter des travaux et mettre son bien en location.

mardi 4 décembre 2012

Acquisition d’Immobilier-Neuf par Artémis


Artémis rachète Immobilier-Neuf


Le groupe Artémis poursuit le développement de son pôle de transactions immobilières.
Après l’acquisition de CAPI France et OptimHome,  les deux premiers réseaux d'agents mandataires en immobilier, le holding de la famille Pinault reprend la société Immobilier-Neuf  spécialiste des ventes de biens immobiliers neufs via internet.

Depuis sa création en 1995 par David Lutard, la société Immobilier-Neuf s’est positionnée comme un acteur innovant dans la distribution de produits immobiliers neufs au particulier, tant dans l’accession que dans l’investissement locatif, en loi Duflot en particulier, cumulant l’expérience de plus de 3 000 ventes. Avec son site internet www.immobilier-neuf.com, la société a très tôt développé un modèle économique basé sur une intégration complète de l’outil internet et du processus transactionnel.

Avec CAPI France et OptimHome, Artémis a constitué un pôle comprenant près de 3 000 conseillers immobiliers dans toute la France qui mettent toute la puissance de la révolution numérique au service des projets immobiliers de leurs clients. Ces deux réseaux en plein essor ont vocation à devenir rapidement les nouvelles références sur le marché immobilier.

Avec l’acquisition d’Immobilier-Neuf, Artémis souhaite développer une offre complète en matière de transactions immobilières, couvrant à la fois l’immobilier ancien et l’immobilier neuf, avec la prochaine loi Duflot. Cette transaction permettra  à CAPI France et Optimhome de proposer à leurs clients une offre globale de biens immobiliers unique en France. Ce plan de développement ambitieux sera porté par David Lutard, dirigeant-fondateur d’Immobilier-Neuf.

lundi 19 novembre 2012

La loi Duflot votée à l'assemblée nationale

Afin d’atteindre l’objectif de construire 500 000 logements neufs par an, l’assemblée nationale a voté la mise en place de la loi Duflot, en succession de la loi Scellier. Dans l’attente du vote du Sénat sur cette proposition de texte, et, afin d’apporter une période de transition entre ces deux dispositifs, la loi Scellier se voit prolongée jusqu’au 31 mars 2013 pour les investisseurs qui auront réservé leur appartement neuf en 2012.

La loi Duflot sera applicable dès le er janvier 2013 jusqu’au 31 décembre 2016. Elle concernera les logements neufs, respectant la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation), et destinées à la location. Les zones concernées par cette loi sont les zones A, A bis et B1. Les zones B2 et C seront éligibles à la loi Duflot sur agrément préfectoral.

L’investisseur pourra ainsi bénéficier d’une réduction d’impôt de 18% du prix de revient de l'investissement locatif, étalée sur 9 ans. De plus, nouveauté apporté par la loi Duflot, l’investisseur pourra, au cours d’une même année d’imposition, bénéficier de la réduction d’impôt sur l’acquisition, la construction ou la transformation de deux logements maximum contre un pour la loi Scellier. Cette défiscalisation se calculera donc selon ce prix de revient (prix d’achat + frais d’acquisition) dans la limite de plafonds par mètre carré habitable, et, sans pouvoir dépasser 300 000 €. Les déficits imputables sur le revenu global seront limités à 10 700 euros.


Pour bénéficier de la loi Duflot, l’investisseur devra s’engager à ce que le loyer mensuel au m² ne dépasse pas un certain plafond (plafonds qui seront révisés tout les ans) :


Pour les immeubles de plus de 5 logements, le nombre de logements éligibles pouvant bénéficier de cette défiscalisation sera limité à 80% d’investissement locatif maximum, et par conséquent, à 20% d'accession à la propriété minimum.



mercredi 19 septembre 2012

Nouveau dispositif DUFLOT vs SCELLIER 2012

La ministre du Logement, Cécile Duflot, vient de dévoiler son plan de soutien à l'investissement privé dans l'immobilier neuf.

En effet, faisant fi de la chasse aux riches, la réalité économique rattrape le gouvernement. Entre janvier et juillet 2012, les mises en chantier ont reculé de 12,5%. Ce qui laisse entendre que la fin de l'année sera difficile pour les professionnels du secteur.

Mme Duflot propose un remake du Scellier Intermédiaire, à savoir :

Dispositif DUFLOT
Scellier intermédiaire
2012
Taux de réduction
18%
13% + 8%
Durée
9 ans
9 + 6 ans
Prix de revient max
300 000 €
+ plafond au m² par zone
300 000 €
+ plafond au m² par zone
Plafonnement
des niches fiscales
10 000 €
18 000 € + 4% des revenus
Plafonnement loyers
20% sous les loyers de marché
10% sous les loyers de marché
Plafonds de ressources
Inférieur aux plafonds Scellier
Plafonds Scellier / Robien
Zones

Abis, A (région parisienne),
B1 (grandes villes),
Abis, A (région parisienne),
B1 (grandes villes),
B2 (villes intermédiaires ou côtières)

Pour un investissement moyen à 200 000 €, ci-après un comparatif entre les lois 2012 et 2013 :

Exemple d'investissement locatif : 200 000 €
Dispositif DUFLOT
Scellier intermédiaire2012
Réduction d'impot
36 000 € sur 9 ans
26 000 € sur 9 ans
+ 8 000 € sur 3 ans
+ 8 000 € sur 3 ans
Réduction d'impot totale
36 000 €
42 000 €
Réduction d'impot par an
4 000 € par an (pendant 9 ans)
2 889 € par an (pendant 9 ans)
+ 2 667 € par an (pendant 3 ans)
+ 2 667 € par an (pendant 3 ans)
Plafonnement loyers
Pour la loi Duflot, il faut multiplicateur le taux par le coefficient suivant :
0,7 + 19/S, où S est la surface du logement. Le coefficient est arrondi à la deuxième décimale et ne peut excéder 1,2.
Avant coefficient multiplicateur :
Zone Abis : 16,52 €/m²
Zone A : 12,27 €/m²
Zone B1 : 9,88 €/m²
Zone B2 : 8,59 €/m²
Zone Abis : 22,08 €/m²
Zone A : 16,38 €/m²
Zone B1 : 13,22 €/m²
Zone B2 : 10,78 €/m²
Zone C : 7,50 €/m²

Ce qui apparaît, c'est que le Scellier 2012 n'est pas aussi inintéressant que ça sur le long terme. Et surtout qu'il ne sera pas concerné par le plafond des niches fiscales de 10 000 € !

jeudi 16 février 2012

loi Scellier : Plafonds de loyers 2012

Plafonds de loyers - Loi Scellier 2012


Zones
géographiques
Prix au m²/mois
Baux 2012
(biens actés avant 2011)
Prix au m²/mois
Baux 2012
(biens actés depuis 2011)
Zone A bis 22,22 €/m²22,08 €/m²
Zone A22,22 €/m²16,38 €/m²
Zone B115,45 €/m²13,23 €/m²
Zone B2 12,64 €/m²10,78 €/m²
Zone C - 7,50 €/m²


Plafonds de loyers 2012 - Loi Scellier intermédiaire


Zones géographiques Prix au m²/mois
(Scellier actés
avant 2011)
Prix au m²/mois
(Scellier actés
en 2011)
Zone A bis17,78 €/m²17,66 €/m²
Zone A17,78 €/m²13,10 €/m²
Zone B112,36 €/m²10,58 €/m²
Zone B210,11 €/m²8,62 €/m²
Zone C -6,00 €/m²

lundi 13 février 2012

Plafonds Scellier 2012 : loyers, ressources et prix de revient

La loi Scellier 2012, après le double rabot de la loi de finance, permet aujourd'hui une réduction d'impôt de 13% du prix de revient étalée sur 9 ans, plus 8 % supplémentaires sur 6 ans en respectant des conditions de loyers et de ressources plus restrictives.
Toutefois, le montant maximum de réduction d'impôt de 300 000 €, est lui aussi plafonné avec un prix au m² défini par décret selon les zones géographiques.
Zones géographiques Plafonds au m²

(biens actés
en 2012)
Zone A bis 5 200 €/m²
Zone A 5 000 €/m²
Zone B14 000 €/m²
Zone B22 100 €/m²
Zone C 2 000 €/m²


En ce qui concerne les plafonds de loyers, Leparticulier livre en avant première ces plafonds de loyers et de ressources pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés en 2012.

Plafonds de loyers 2012 - Loi Scellier


Zones
géographiques
Prix au m²/mois
Baux 2012
(biens actés avant 2011)
Prix au m²/mois
Baux 2012
(biens actés depuis 2011)
Zone A bis 22,22 €/m²22,08 €/m²
Zone A22,22 €/m²16,38 €/m²
Zone B115,45 €/m²13,23 €/m²
Zone B2 12,64 €/m²10,78 €/m²
Zone C - 7,50 €/m²

Plafonds de loyers 2012 - Loi Scellier intermédiaire

Zones géographiques Prix au m²/mois
(Scellier actés
avant 2011)
Prix au m²/mois
(Scellier actés
en 2011)
Zone A bis17,78 €/m²17,66 €/m²
Zone A17,78 €/m²13,10 €/m²
Zone B112,36 €/m²10,58 €/m²
Zone B210,11 €/m²8,62 €/m²
Zone C -6,00 €/m²-

Plafonds de Ressources 2012 - Loi Scellier intermédiaire 2012



Nombre de personnes
composant le foyer
Zone A Zone B1 Zone B2 Zone C
Personne seule45 642 €33 903 €31 078 €30 868 €
Couple68 212 €49 786 €45 638 €41 489 €
Personne seule ou couple
ayant une personne à charge
81 996 €59 602 €54 635 €49 668 €
Personne seule ou couple
ayant deux personnes à charge
98 218 €72 132 €66 121 €60 110 €
Personne seule ou couple
ayant trois personnes à charge
116 272 €84 660 €77 607 €70 549 €

Ces plafonds sont à confirmer par décret dans les prochains jours.

jeudi 12 janvier 2012

2012 : l'année du LMNP ?

Ah la retraite !
Aujourd’hui, vous savez que vos seules cotisations ne suffiront pas à vous garantir un niveau de revenu en rapport à votre train de vie lorsque vous étiez en activité.
Si les solutions d’investissement immobilier s’avère être de très bons choix lorsque l’on bénéficie d’un bon conseil, il apparaît aujourd’hui qu’investir dans des résidences de services aux seniors réserve un bon potentiel pour vos revenus futurs. En plus, vous réalisez un geste citoyen en participant à la construction de structures qui manquent cruellement à notre pays.
En résumé, ces résidences en régime LMNP, souvent proches des centre-ville, s’adressent à des personnes âgées autonomes. Les appartements neufs sont conçus pour correspondre au vieillissement de ses occupants, largeur de portes, douches et sanitaires adaptés, prises et interrupteurs électriques à hauteur de fauteuil, …, tout est prévu pour leur sécurité et l’évolution de leur état de santé.
Pour l’investisseur, comme toute résidence « gérée », l’opération repose sur le choix d’un promoteur et d’une société d’exploitation. L’investisseur est donc propriétaire-bailleur et signe un bail commercial avec un exploitant pour une durée comprise entre 9 et 11 ans, ce qui représente une certaine sécurité en terme de revenus locatifs.
Avec ce type d’investissement vous adoptez le statut du loueur en meublé non professionnel (LMNP). Le récent cadre du régime fiscal Censi-Bouvard vous donne accès à une réduction d’impôt étalée sur 9 ans et donc vous permet de réduire votre effort d’épargne. En clair, un investissement en 2012 vous permet d’utiliser vos impôts à hauteur de 36 000 euros, soit 4 000 euros par an sur 9 ans.
Par ailleurs, vous pouvez récupérer la TVA à 19,6 % sur le prix immobilier et utiliser ce montant dans le cadre de votre effort d’épargne.
Au-delà de cet aspect fiscal, ce type d’investissement immobilier permet d’investir aussi dans les villes moyennes, à des prix plus abordables que dans les grandes villes, et ainsi réaliser une opération dans une fourchette de prix entre 140 000 et 200 000 euros.
Il vous reste à faire les bons choix : une bonne localisation, un promoteur de qualité, un exploitant financièrement solide. Si les promoteurs spécialisés proposent des offres packagés, il est toujours préférable de s’adresser à un professionnel indépendant. Avec lui, vous pourrez aussi discuter de la liquidité de votre investissement à long terme qui doit correspondre à celle d’un produit immobilier.

mardi 27 décembre 2011

Le personnel et la direction d'immobilier-neuf vous souhaitent de joyeuses fêtes et une excellente année 2012.

Pour ceux qui ont investi en 2011, bien joué !

Pour ceux qui ont failli investir en 2011, zut, encore raté !

Pour ceux qui n'y ont même pas pensé.... Achetez vite en 2012 !
Si c'est la fin du monde, vous pourrez vous dire :
"m'en fout, j'ai fait ma Scellier.... Argllll"


JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE

vendredi 16 décembre 2011

Calcul de la surface fiscale Scellier

Afin de bénéficier de la réduction d'impôt Scellier (Scellier libre ou Scellier intermédiaire), il est nécessaire de louer votre bien immobilier neuf en respectant des seuils maximums de loyers, loyers calculés en fonction d'un plafond mensuel de loyer par m² paru par décret chaque année.

Plafonds de loyers Scellier


Pour les baux conclus en 2011, les plafonds de loyers Scellier sont les suivants, selon les zones géographiques :

Scellier libre
Scellier intermédiaire
Zone Abis
21,70 €/m²
17,36 €/m²
Zone A
16,10 €/m²
12,88 €/m²
Zone B1
13,00 €/m²
10,40 €/m²
Zone B2
10,60 €/m²
8,48 €/m²
Zone C*
6,10 €/m²
4,88 €/m²


Surface fiscale Scellier


Quel est le m² à prendre en compte pour calculer le loyer maximum ?

La surface à prendre en compte pour l'appréciation des plafonds de loyer s'entend de la surface habitable ( voir A).
Cette surface habitable est augmentée de la moitié, dans la limite de 8 mètres carrés par logement, de la surface des annexes (voir B)
La surface ainsi définie figure dans l’engagement de location pris par le bailleur.
La surface des garages et des emplacements de stationnement n’est pas prise en compte , sauf sous certaines conditions (voir C).

En additionnant la surface habitable plus la moitié des surfaces annexes (plafonnée à 8 ou 9 m²) on obtient la surface fiscale.

Pour calculer le plafond de loyer, il suffit de multiplier la surface fiscale par le plafond de la zone géographique, en fonction de la fiscalité choisie par l'investisseur.

Exemple du calcul de la surface fiscale Scellier

Soit un appartement neuf T2 en zone B1.
L'investisseur déclare une loi Scellier intermédiaire.
Surface habitable : 40,5 m²
Balcon : 4,2 m²
Cellier extérieur : 3 m²
Surface fiscale = 40,5 + (4,2 + 3 )/2 = 44,1 m²
Le loyer maximum pour un bail signé en 2011 sera de : 44, 1 m² x 10,40 €/m² = 458,64 €


(A) Surface habitable


La surface habitable du logement s’entend de celle mentionnée à l’article R. 111-2 du code de la construction et de l’habitation. Elle est composée de la surface de plancher construite, après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d’escaliers, gaines, embrasures de portes et de fenêtres. Il n’est pas tenu compte, pour la détermination de la surface habitable, de la superficie des combles non aménagés, caves, sous-sols, remises, garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs au logement, vérandas, locaux communs et autres dépendances des logements, ni des parties de locaux d’une hauteur inférieure à 1,80 m.

(B)Calcul des surfaces des annexes et dépendances


Les annexes s’entendent de celles mentionnées aux articles R. 353-12 et R. 331-10 code de la construction et de l’habitation. La surface des annexes à ajouter à la surface habitable, avant l’application du plafond de 8 m2, s’entend de la somme des surfaces réservées à l’usage exclusif de l’occupant du logement et dont la hauteur sous plafond est au moins égale à 1,80 m.
Elles comprennent les caves, les sous-sols, les remises, les ateliers, les séchoirs, les celliers intérieurs ou extérieurs au logement, les resserres, les combles et greniers aménageables, les balcons, les loggias et les vérandas et, dans la limite de 9 m2, les parties de terrasses accessibles en étage ou aménagées sur ouvrage enterré ou à moitié enterré (article premier de l’arrêté du 9 mai 1995 pris en application de l’article R. 353-12 et de l’article R. 331-10 du code de la construction et de l’habitation).
Les terrasses accessibles en étage ou aménagées sur ouvrage enterré ou à moitié enterré s’entendent notamment de celles situées en totalité sur le toit d’un logement (cas des immeubles construits en gradins dans lesquels la dalle qui constitue la toiture d’une partie d’un logement sert de terrasse au logement supérieur) ou sur le toit des dépendances immédiates et nécessaires d’un logement (dépendances ou parking souterrain par exemple) et dont le locataire a la jouissance exclusive. Tel n’est pas le cas, en revanche, des terrasses carrelées en rez-de-jardin d’une maison individuelle.
Elles comprennent également les varangues dans une limite maximale de 14 m2. A cet égard, il est précisé que la notion de varangue est un terme utilisé outre-mer pour désigner une terrasse couverte, une véranda ou une galerie en bois, caractéristiques de l’architecture des régions concernées.


(C)Prise en compte de la surface des garages et parkings


Seules la surface habitable ainsi que celle des annexes sont la détermination du plafond de loyer.
La surface des emplacements de stationnement et des garages n’est, quant à elle, pas prise en compte pour la détermination du loyer plafond, étant donné que ces lieux ne constituent pas des locaux à usage d’habitation. Cette règle concerne aussi bien les logements situés dans un immeuble collectif que les maisons individuelles.
Cela étant, compte tenu des difficultés à distinguer, dans les maisons individuelles, les parties des annexes affectées à usage de stationnement de celles effectivement utilisées à usage d’annexes, il a paru possible, à titre de règle pratique, de fixer forfaitairement à 12 m2 la partie à usage de stationnement. Pour l’application de cette mesure, il n’est pas tenu compte du nombre de véhicules susceptibles d’être stationnés, ni de la configuration ou de la destination initiale des locaux.
Cette mesure de tempérament ne vaut que pour les annexes dont la configuration permet une utilisation à usage d’emplacement de stationnement. En revanche, la surface des annexes qui ne sont pas accessibles à un véhicule est prise en compte pour la détermination du loyer plafond dans les conditions définies ci-dessus.

mercredi 7 décembre 2011

La loi Scellier 2012... Un ou deux rabots ???

Les 2 rabots Scellier de Mr Fillon


Rabot loi Scellier

Mr Fillon a annoncé cet été un premier coup de rabot de 10% sur la loi Scellier.
La loi de finance, article 40, précise ce coup de rabot, qui fait passer le taux de la réduction Scellier de 18% initialement prévu pour 2012, à 16% pour les logements neufs BBC.

Il est prévu, dans cet article 40, que les contribuables qui ont réservé en 2011 et fait authentifié cette réservation avant le 31/12/2011, auront 3 mois supplémentaires pour régulariser la vente, et conserver le taux Scellier de 2011, qui est de 22%, en évitant le rabot de l'article 40.

Jusqu'ici, tout va bien.

Puis Mr Fillon annonce un deuxième coup de rabot, de 10%, puis non, de 15% sur toutes les niches fiscales (le fameux rabot transversal !), détaillé dans l'article 45.
Or, c'est ici que les choses se gâtent.
Dans cet article 45, il est stipulé que la loi Scellier est concernée par ce rabot... (ainsi que toutes les autres niches, d'ailleurs).

En conséquence de quoi, le taux prévu initialement à 18%, raboté à 16%(article 40) sera reraboté à 13% (article 45).

Par contre, il est stipulé en fin d'article 45 que pour la loi Girardin (et autres lois Dom Tom), les contribuables qui ont réservé en 2011 et fait authentifié cette réservation avant le 31/12/2011, auront 3 mois supplémentaires pour régulariser la vente, en évitant le rabot de l'article 45.
...
Mais l'article 45 ne parle pas de la loi Scellier métropole....

!!!

Ce qui voudrait dire, si on se réfère au texte, que les contribuables qui ont réservé en 2011 et fait authentifié cette réservation avant le 31/12/2011, et signé l'acte dans les 3 mois suivants, n'éviteront QUE le rabot de 10% de l'article 40, mais pas le rabot de15% de l'article 45.
Donc ceux qui pensait signer pour 22% signeraient en fait pour 18% (22% moins le rabot de 15% = 18%)...

Pourtant, la volonté du législateur est clairement d'éviter les rabots pour les signatures de 2011.
Que s'est il passé chez nos parlementaires ???

D'après des informations disparates et "autorisées", il semblerait qu'une instruction fiscale devrait voir le jour... en 2012 (!) pour préciser que les 2 rabots seraient évités si la réservation 2011 est authentifiée etc...
Et comment une instruction fiscale, qui ne fait qu'interpréter une loi, pourrait modifier cette loi ???

Messieurs les promoteurs et commercialisateurs, prenez un tube d'aspirine, et allez demander aux banques d'activer les dossiers... Avec la rallonge de 3 mois, elles ont un peu levé le pied et prennent leur temps pour sortir les offres de prêts Scellier...

Références : articles 40 et 45.

Article 40

I. - L'article 199 septvicies du code général des impôts est ainsi modifié :
A. - Le I est ainsi modifié :
1° Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « 1. » ;
2° Le deuxième alinéa est remplacé par des 2 et 3 ainsi rédigés :
« 2. La réduction d'impôt s'applique dans les mêmes conditions :
« a) Au logement que le contribuable fait construire et qui fait l'objet d'un dépôt de demande de permis de construire entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012 ;
« b) Au logement que le contribuable acquiert entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012 et qui fait ou qui a fait l'objet, entre ces mêmes dates, de travaux concourant à la production ou à la livraison d'un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l'article 257 ;
« c) Au logement qui ne satisfait pas aux caractéristiques de décence prévues à l'article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, que le contribuable acquiert entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012 et qui fait l'objet, entre ces mêmes dates, de travaux de réhabilitation définis par décret permettant au logement d'acquérir des performances techniques voisines de celles d'un logement neuf ou que le contribuable acquiert en 2012 et qui a fait l'objet, entre ces mêmes dates, de tels travaux ;
« d) Au local affecté à un usage autre que l'habitation que le contribuable acquiert entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012 et qui fait l'objet, entre ces mêmes dates, de travaux de transformation en logement ou que le contribuable acquiert en 2012 et qui a fait l'objet, entre ces mêmes dates, de tels travaux.
« 3. L'achèvement du logement doit intervenir dans les trente mois qui suivent la date de la déclaration d'ouverture de chantier dans le cas d'un logement acquis en l'état futur d'achèvement ou la date de l'obtention du permis de construire dans le cas d'un logement que le contribuable fait construire. L'achèvement des travaux mentionnés aux b, c et d du 2 doit intervenir au plus tard le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de l'acquisition du local ou du logement concerné. » ;
3° Au début du troisième alinéa, est ajoutée la mention : « 4. » ;
4° Au cinquième alinéa, la référence : « quatrième alinéa » est remplacée par la référence : « deuxième alinéa du présent 4 » ;
B. - Le II est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Toutefois, pour les logements acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement par le contribuable ou que celui-ci fait construire, qui font l'objet d'un dépôt de demande de permis de construire du 1er janvier au 31 décembre 2012, et pour les autres logements, qui font l'objet, au titre des travaux mentionnés aux b, c et d du 2 du I, d'un dépôt de demande de permis de construire entre ces mêmes dates, la réduction d'impôt s'applique à la condition que le contribuable justifie du respect d'un niveau de performance énergétique globale fixé par décret en fonction du type de logement concerné et supérieur à celui qu'impose la législation en vigueur. » ;
C. - Le IV est ainsi modifié :
1° Au premier alinéa, les mots : « pour sa fraction inférieure à » sont remplacés par les mots : « dans la limite de plafonds par mètre carré de surface habitable fixés par décret en fonction de la localisation du logement et sans pouvoir dépasser » ;
2° Le cinquième alinéa est supprimé ;
3° Après le mot : « neuf », la fin du sixième alinéa est ainsi rédigée : « à raison duquel il justifie du niveau de performance énergétique globale mentionné au dernier alinéa du II, ce taux est porté à 22 %. » ;
4° Après le sixième alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :
« - 16 % pour les logements acquis en 2012 qui font l'objet d'un dépôt de demande de permis de construire au plus tard le 31 décembre 2011 et pour lesquels le contribuable justifie du niveau de performance énergétique globale mentionné au dernier alinéa du II.
« Toutefois, pour les logements qui font l'objet d'un dépôt de permis de construire au plus tard le 31 décembre 2011 pour lesquels le contribuable ne justifie pas d'un tel niveau de performance énergétique globale, la réduction d'impôt s'applique au taux de 8 % ;
« - 16 % pour les logements acquis ou construits en 2012 qui font l'objet d'un dépôt de demande de permis de construire à compter du 1er janvier 2012. » ;
5° Au dernier alinéa :
a) Après les mots : « transforme en logement », le mot : « ou » est remplacé par le signe : « , » ;
b) Après les mots : « logements neufs », sont insérés les mots : « ou d'un logement qui fait l'objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d'un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l'article 257 » ;
c) Les mots : « de transformation ou de réhabilitation » sont supprimés ;
D. - Le VIII est ainsi modifié :
1° Le cinquième alinéa est supprimé ;
2° Au sixième alinéa, le mot : « sixième » est remplacé par le mot : « cinquième » et, après la référence : « du IV, », la fin de l'alinéa est ainsi rédigée : « ce taux est porté à 22 % ; »
3° Après le sixième alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :
« - 16 % pour les souscriptions réalisées en 2012, à la condition que 95 % de la souscription serve exclusivement à financer des logements qui font l'objet d'un dépôt de demande de permis de construire au plus tard le 31 décembre 2011 et qui respectent le niveau de performance énergétique globale mentionné au dernier alinéa du II.
« Toutefois, pour les souscriptions réalisées en 2012 autres que celles mentionnées au sixième alinéa qui servent à financer des logements qui ont fait l'objet d'un dépôt de demande de permis de construire au plus tard le 31 décembre 2011, la réduction d'impôt s'applique au taux de 8 % ;
« - 16 % pour les souscriptions réalisées en 2012 qui servent à financer des logements faisant l'objet d'un dépôt de demande de permis de construire à compter du 1er janvier 2012. » ;
4° À la dernière phrase du septième alinéa, après le mot : « souscription », il est inséré le mot : « annuelle » ;
E. - Le XI est ainsi modifié :
1° A (nouveau) Au premier alinéa, le mot : « septième » est remplacé par le mot : « neuvième » ;
1° B (nouveau) Le a est ainsi modifié :
a) Au 2°, le taux : « 31 % » est remplacé par le taux : « 29 % » ;
b) À la fin du 2°, les mots : « entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2013 » sont remplacés par les mots : « en 2012 » ;
c) Le 3° est abrogé ;
1° Aux 2° et 3° du b, les mots : « dixième » et « neuvième » sont remplacés, respectivement, par les mots : « douzième » et « onzième » ;
2° Après le 3° du b, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le dernier alinéa du II n'est pas applicable au présent XI. »
II. - A. - Pour les logements qui ont fait l'objet de travaux avant leur acquisition par le contribuable, les quatrième à septième alinéas du 2° du A du I s'appliquent à ceux pour lesquels une demande de permis de construire est déposée à compter du 1er janvier 2012.
B. - Le 4° du D du I s'applique aux investissements réalisés à compter du 1er janvier 2012.
C (nouveau). - Les 1° et 4° du C et le 1° B du E du I s'appliquent aux dépenses payées à compter du 1er janvier 2012, à l'exception de celles pour lesquelles le contribuable justifie qu'il a pris, au plus tard le 31 décembre 2011, l'engagement de réaliser un investissement immobilier. À titre transitoire, l'engagement de réaliser un investissement immobilier peut prendre la forme d'une réservation, à condition qu'elle soit enregistrée chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2011 et que l'acte authentique soit passé au plus tard le 31 mars 2012. Dans ce cas, la réduction d'impôt s'applique aux taux en vigueur au 31 décembre 2011 pour les logements acquis ou construits en 2011.



Article 45
I. - L'avantage en impôt résultant des réductions et crédits d'impôt retenus au b du 2 de l'article 200-0 A du code général des impôts pour l'application du 1 du même article 200-0 A, à l'exception de ceux mentionnés aux articles 199 sexdecies, 199 undecies C et 200 quater B du même code, fait l'objet d'une diminution de 15 %, calculée selon les modalités suivantes :
1° Les taux des réductions et crédits d'impôt, les plafonds d'imputation annuelle de réduction ou de crédit d'impôt et les plafonds de réduction ou de crédit d'impôt admis en imputation, exprimés en euros ou en pourcentage d'un revenu, tels qu'ils sont prévus dans le code général des impôts pour l'imposition des revenus de l'année 2012, sont multipliés par 0,85. Pour l'application de la phrase précédente, les taux et plafonds d'imputation s'entendent après prise en compte de leurs majorations éventuelles ;
2° Les résultats des opérations mentionnées au 1° sont arrondis à l'unité inférieure ;
3° Lorsque plusieurs avantages fiscaux sont soumis à un plafond commun, autre que celui prévu à l'article 200-0 A du code général des impôts, celui-ci est diminué dans les conditions prévues aux 1° et 2° du présent article, à l'exception des plafonds mentionnés aux premier et deuxième alinéas du I et aux premier et troisième alinéas du III de l'article 199 undecies D ;
4° Le taux utilisé pour le calcul de la reprise éventuelle des crédits et réductions d'impôt est le taux qui a été appliqué pour le calcul des mêmes crédits et réductions d'impôt.
II. - La traduction mathématique des taux et des montants qui résultent de l'application des 1° à 4° du I est introduite dans le code général des impôts par décret en Conseil d'État avant le 30 avril 2012. Le droit pris pour référence pour ce calcul est celui en vigueur au 1er janvier 2012.
III. - L'article 199 undecies B du même code est ainsi modifié :
1° Le I est ainsi modifié :
a) Au dix-septième alinéa, aux première et avant-dernière phrases, le taux : « 45 % » est remplacé par le taux : « 38,25 % », à la quatrième, à l'avant-dernière, deux fois, et à la dernière phrases, le taux : « 54 % » est remplacé par le taux : « 45,9 % » et, à l'avant-dernière phrase, le taux : « 63 % » est remplacé par le taux : « 53,55 % » ;
b) À la première phrase du dix-huitième alinéa, le taux : « 63 % » est remplacé par le taux : « 53,55 % » ;
c et d) (Supprimés)
e) L'avant-dernier alinéa est ainsi rédigé :
« Lorsque la réduction d'impôt mentionnée au présent I est acquise dans les conditions prévues aux vingt-sixième et vingt-neuvième alinéas et que la fraction de la réduction d'impôt rétrocédée à l'entreprise locataire est de 62,5 %, les taux de 38,25 % et 45,9 % mentionnés au dix-septième alinéa sont, respectivement, portés à 40,8 % et 48,96 % et les taux de 48,6 % et 53,55 % mentionnés à la cinquième phrase du même alinéa sont, respectivement, portés à 48,96 % et 57,12 %. Dans les mêmes conditions, le taux de 53,55 % mentionné au dix-huitième alinéa est porté à 57,12 %. » ;
f) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :
« Lorsque la réduction d'impôt mentionnée au présent I est acquise dans les conditions prévues aux vingt-sixième et vingt-neuvième alinéas et que la fraction de la réduction d'impôt rétrocédée à l'entreprise locataire est de 52,63 %, les taux de 38,25 % et 45,9 % mentionnés au dix-septième alinéa sont, respectivement, portés à 40,375 % et 48,45 % et les taux de 45,9 % et 53,55 % mentionnés à la cinquième phrase du même alinéa sont, respectivement, portés à 48,45 % et 56,525 %. Dans les mêmes conditions, le taux de 53,55 % mentionné au dix-huitième alinéa est porté à 56,525 %. » ;
(Supprimé)
IV et V. - (Supprimés)
VI. - Les I à V sont applicables à compter de l'imposition des revenus de l'année 2012 pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2012, à l'exception de celles pour lesquelles le contribuable justifie qu'il a pris au plus tard le 31 décembre 2011 l'engagement de réaliser un investissement immobilier ouvrant droit à la réduction d'impôt mentionnée à l'article 199 undecies A. À titre transitoire, l'engagement de réaliser un investissement immobilier peut prendre la forme d'une réservation, à condition qu'elle soit enregistrée chez un notaire ou au service des impôts au plus tard le 31 décembre 2011 et que l'acte authentique soit passé au plus tard le 31 mars 2012. Lorsque le bénéfice de la réduction d'impôt est subordonné à l'agrément préalable du ministre chargé du budget prévu au II de l'article 199 undecies B du code général des impôts, les I à V du présent article ne s'appliquent ni aux investissements agréés avant le 28 septembre 2011, ni aux investissements ayant fait l'objet d'une demande d'agrément avant cette date, agréés avant le 31 décembre 2011 et qui ouvrent droit à la réduction d'impôt sur les revenus de l'année 2011.

jeudi 24 novembre 2011

Loi Scellier, LMNP Censi Bouvard, et après ?

Les jours passent, les déficits se creusent, et les niches fiscales trépassent...

Suite aux plans Fillon et aux multiples rabots sur les niches fiscales, les députés ont voté, en première lecture, différentes dispositions qui ne seront pas sans effet sur le marché immobilier.

Si la nouvelle imposition des plus-values immobilière aura un impact probablement limité sur le marché immobilier, les nouvelles mesures de la loi de finance 2012 devraient avoir plus de conséquences, en attendant les mesures du prochain gouvernement après les élections présidentielles...




En attendant, les députés nous proposent, avant les propositions des sénateurs, les modifications suivantes (dont la suppression pure et simple des dispositifs Scellier et LMNP Censi Bouvard fin 2012) :

Ci après un tableau récapitulatif :


Taux de réduction d'impôt
Loi de Défiscalisation 2011
PLF 2012*
Scellier non BBC
13 %

Scellier Intermédiaire non BBC
23 %

Scellier BBC
22 %
13 %
Scellier intermédiaire BBC
22+10 %
13+8 %
LMNP Bouvard
18 %
11 %

* Projet de loi de finance 2012

mardi 4 octobre 2011

Le double rabot 2012 sur les niches fiscales

Le projet de loi de finances pour 2012 présenté au parlementaires met l'accent sur les coupes budgétaires et les ressources fiscales...

Dessin-immobilier-neuf


- taxe sur les hauts revenus : Une taxe de 3% devrait être appliquée aux foyers touchant plus de 500.000 euros, et ce jusqu’à ce que le déficit de la France repasse sous les 3%.

- Coup de rabot de 10% sur les niches fiscales : Une vingtaine de niches, dont les niches sur les investissements en outre-mer ou les crédits d’impôt pour les travaux verts (installation de matériaux d'isolation thermique, de chaudières à condensation...) sont concernés.

- Rabot supplémentaire dans l’immobilier : En plus, les réductions d’impôts des dispositifs Scellier (investissement locatif) et LMNP Bouvard seront réduites.



Ci après un tableau récapitulatif :



Taux de réduction d'impôt
Loi de Défiscalisation2011
Initial 2012
2012 PLF 2012*
De 2013 à 2015*
2016 et 2017*
Scellier non BBC
13 %
9 %



Scellier Intermédiaire non BBC
23 %
9+10 %



Scellier BBC
22 %
18 %
14 %
14 %

Scellier intermédiaire BBC
32 %
18+10%

14+8 %

14+8 %

Scellier Outre-mer
36 %
31 %
27 %
27 %

Scellier intermédiaire Outre-mer
46 %
41 %
27+8 %
27+8 %
27+8 %
LMNP Bouvard
18 %
18 %
12 %
12 %

Girardin libre
27 %




Girardin intermédiaire
40 %
31 %
27 %



* Projet de loi de finance 2012

Les discussions et les votes des députés et sénateurs vont probablement faire évoluer ce projet de loi.

vendredi 23 septembre 2011

Pourquoi l'état s'acharne t'il sur l'immobilier neuf ?

Le 24 aout, Mr Fillon annonçait un plan de mesures pour augmenter les recettes fiscales, et ainsi réduire le déficit budgétaire de la France.

Comme souvent, les niches fiscales, et l'immobilier en particulier, ont été une cible privilégiée (rabot de 10% sur les niches fiscales, re-rabot de 10%, sur la loi Scellier, taxations plus fortes des plus values, hausse de la CSG RDS). Pourquoi cet acharnement sur l'immobilier, et sur la loi Scellier particulièrement visée ?

Niches fiscales : l'immobilier neuf et la loi Scellier
Il est temps de tordre le cou à de fausses croyances et autres idées reçues.

Définition :
Les niches fiscales sont les dispositions de la législation fiscale qui permettent d'échapper à l'impôt ou d'économiser l'impôt.

1) D'un point de vue philosophique

Est-il éthique de permettre aux contribuables d'échapper à l'impôt ?
Dans la mesure où toute niche fiscale exige une contrepartie du contribuable, les niches peuvent se justifier : en échange d'un effort financier dans un secteur économique spécifique, il est logique d'accorder au contribuable une aide fiscale.
C'est à partir du montant de cette aide, et du retour sur investissement, pour l'état comme pour l'investisseur, que des ajustements doivent se produire, afin de légitimer cette aide.
Si les retours attendus sont décevant, inutile de garder la niche en l'état. Elle doit évoluer pour répondre au mieux aux objectifs attendus par l'état (et pas par ceux des lobbies).

En ce qui concerne la loi Scellier, elle a été créée pour soutenir et relancer le marché de l'immobilier neuf et de la construction, qui, ne l'oublions pas, étaient au bord de l'implosion fin 2008. L'état a parfaitement joué son rôle et a sauvé des centaines d'entreprises, des milliers d'emplois, et soutenu la croissance française pendant que nos voisins européens s'enfonçaient dans la crise et la récession. Ne l'oublions pas.

Cette loi a évolué pratiquement tous les ans, afin de coller au plus près aux objectifs affichés du gouvernement : Ménager les finances publiques, soutenir le marché immobilier, orienter la construction vers des produits plus verts suite aux grenelles de l'environnement.

Le succès assez phénoménal et immédiat du dispositif Scellier a permis à de nombreux contribuables d'alléger de manière substantielle leur imposition, et de soutenir le secteur de la construction.
Reste à déterminer si la défiscalisation offerte était assez équilibrée, trop généreuse, etc... ?


2) D'un point de vue budgétaire

Est-ce judicieux pour l'état de réduire les niches fiscales ? Ont elles réellement un coût pour les finances publiques ?
Certaines d'entre elles sans doute. Pour d'autres, le choix est très discutable.

Prenons l'exemple de la loi Scellier :

La réduction d'impôt offerte en échange d'un investissement dans un logement neuf est de 22% du coût d'achat, étalée sur 9 ans.
Par exemple, un appartement de 200 000 € permet à un contribuable de réduire ses impôts de 44 000 €, soit 4890 € par an pendant 9 ans.

"C'est un gouffre pour les finances publiques !", "c'est un cadeau aux riches payé avec nos impôts", 'supprimons les niches, ça ne sert à rien" etc... Tels sont les commentaires habituels sur les niches, et la loi Scellier en particulier.

Reprenons l'exemple : 44000 € de cadeau fiscal !
- L'état est il perdant ?
Au jour de la livraison du logement, l'état a engrangé 19,6% de 200 000 € en TVA, soit 39 200 €, alors que le cadeau fiscal au contribuable, lui, commencera l'année suivante, et sera étalé sur 9 ans.
De plus, en frais de notaire et de garanties, l'état va percevoir 2500 €.
De plus, l'état va percevoir en impôt sur les sociétés, 33,33% de la marge de chacun des intervenants de la promotion immobilière (promoteur, architecte, notaire, commercialisateur, banque, etc...), ce que l'on peut estimer au minimum à 13 000 € de recettes fiscales.
De plus, l'investisseur paiera sa taxe foncière à partir de la 3ème année : Total sur les 9 ans de réduction d'impôt : 3 000 € pour les collectivités locales.

- Bilan : 44 000 € offerts en défiscalisation, contre plus de 55 000 € de recettes fiscales en retour....

De plus,
sachant qu'un logement neuf fournit entre 1,5 et 2 emplois par an (8,6% de l'emploi en France soit 1 400 000 personnes),
avec un salaire moyen de 1500 € et des charges sociales à 25%,
que la loi Scellier représente actuellement entre 50 et 60% des ventes de neufs (117 000 au total en 2010) ,
soit 60 000 logements neufs rien qu'en Scellier,
soit 90 000 emplois directs,
soit près de 7 000 000 € de charges sociales diverses, qui ne sont pas payées par l'état en prestations et autres allocations....

L'inspection générale des finances, dans sont rapport fin août, fustigeait l’inefficacité et le coût des niches fiscales....
Pour cette illustre institution, une niche fiscale est un coût...
On commence à comprendre comment l'état a fait pour creuser un déficit aussi important....

Néanmoins, la question sous-entendue par l'inspection des finances est : il y aura toujours un volume d'investissement dans l'immobilier neuf, même en enlevant les niches fiscales type Scellier.

Avant de faire la démonstration théorique de cette erreur de jugement, il suffit de regarder simplement les résultats des ventes de neufs début 2011, lorsque le Scellier est passé de 25% à 22% de réduction : -17,2% de ventes sur le 1er trimestre 2011 par rapport au 1er trimestre 2010, rien qu'en abaissant le taux de 25 à 22%... Et le gouvernement compte bien le passer à 14% en 2012...


3) D'un point de vue économique

Pourquoi cette niche fiscale est elle nécessaire pour l'immobilier neuf ?

Avec les normes du neuf (normes handicapés, normes environnementales, contraintes d'urbanisme, coût des matériaux, etc...) il y a inévitablement un surcoût à l'achat dans le neuf, par rapport à de l'immobilier ancien.
Un investisseur cherchant un rendement locatif aura tendance à se tourner plutôt vers l'ancien, car les loyers n'y sont pas forcément beaucoup plus bas pour un prix sensiblement moins élevé. L'ancien est donc plus rentable dans l'absolu.

Pour inciter l'investisseur à se tourner vers le neuf, une carotte fiscale est donc nécessaire.

De plus, investir dans l'immobilier, c'est généralement contracter un emprunt sur 15 ans minimum, et rembourser un montant supérieur à ce que perçoit l'investisseur bailleur en loyers et réduction d'impôts.
La motivation de l'investisseur, percevoir des loyers à terme (qui seront imposés selon sa tranche d'imposition marginale + CSG RDS) ou bien disposer d'un capital à terme (dont les plus values vont être lourdement imposées à partir du 1er février 2012) devra être amplifiée par la promesse d'une aide fiscale.
Il faut bien comprendre que la loi Scellier,
ce n'est pas une trésorerie supplémentaire pour l'investisseur,

mais la promesse d'une épargne un peu moins importante pour acheter de l'immobilier .


Enfin, le principal enjeux de ces niches fiscales, c'est d'inciter la sphère privée à s'impliquer dans un processus que l'état n'est plus en mesure de maîtriser.
Typiquement, la loi Scellier a pour objectif affiché de répondre à une demande de logement toujours plus forte, demande à laquelle l'état ne peux plus répondre depuis les années 80, d'où les lois successives Méhaignerie, Pons, Robien, Besson, Borloo, Scellier, etc...
Ne plus encourager l'immobilier neuf, c'est renoncer à une des préoccupations majeures des français : le logement.

Conclusion :

En attaquant de manière aussi brutale le marché immobilier, l'état va :
- Se couper de recettes fiscales immédiates (TVA, IS, Taxes foncières, etc....).
- Diminuer à terme le montant des recettes liées à l'immobilier.
- Freiner la vente, et par corollaire la construction dans le neuf, avec une baisse de l'emploi dans le BTP : baisse des cotisations, hausse des allocations chômages.
- Augmenter le déficit de logements en France, et donc affaiblir l'offre, ce qui stimulera les prix.
- Par effet d'entrainement, propager le marasme de l'immobilier aux autres secteurs de l'économie, comme en Espagne, aux USA, etc....

Et par les temps qui courent, la France n'a vraiment pas besoin de ça....

jeudi 15 septembre 2011

La loi Scellier destinée aux investisseurs qui achètent des appartements neufs pour les louer devrait être prolongé jusqu'à la fin 2015. Par contre, elle va subir un sérieux coup de rabot...

Rabot sur la loi Scellier

Rappel :

Pour un investissement de 300 000 euros maximum, le dispositif Scellier autorise, pour les biens actés en 2011, une réduction d'impôt de 22% ou de 13% (en fonction de la performance énergétique du logement), et majorés de 10% pendant 6 ans, en cas d'option pour le Scellier intermédiaire.

Double Rabot :
Dans le plan de rigueur annoncé à la fin du mois d'août, le gouvernement prévoyait que le taux de réduction d'impôt de la loi Scellier pour les bâtiments basse consommation (BBC) passe de 18%, prévus initialement pour 2012, à 16% en 2012.
Mais certaines sources proches du gouvernement indiquent, qu'en contrepartie d'une prolongation du dispositif jusqu'en 2015 (dispositif qui devait cesser fin 2012), la loi Scellier baisserait à 14% dans le projet de loi de finances 2012.

Exemple :
Pour un appartement neuf de 200 000 €, l'economie d'impôt annuelle sera de :
4888 € pendant 9 ans (soit 44 000 €) si l'appartement est acheté en 2011,
3111 € pendant 9 ans (soit 28 000 €) si l'appartement est acheté en 2012.


Pour ceux qui voulaient une Scellier, ce n'est plus la peine de s'interroger...
C'est maintenant ou jamais